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Desmond Tutu en quelques bons mots et formules choc – Monde





L’archevêque anglican Desmond Tutu, décédé dimanche 26 décembre 2021, était un homme de foi et de convictions, mais aussi de mots. Il maniait aussi bien l’humour que la colère pour faire passer ses valeurs et ses indignations.

Voici quelques-unes de ses citations les plus connues.

– « Soyez gentils avec les Blancs, ils ont besoin de vous pour redécouvrir leur humanité ».

(Octobre 1984, aux pires heures de l’apartheid)

– « C’est l’histoire d’un Zambien et d’un Sud-Africain qui discutent. Le Zambien vante son ministre de la Marine. Le Sud-Africain demande : « Mais, vous n’avez pas de marine, pas d’accès à la mer, comment pouvez-vous avoir un ministère de la Marine ? » Et le Zambien de rétorquer : « Et vous, en Afrique du Sud, vous avez bien un ministère de la Justice, non ? » (Discours d’attribution du prix Nobel, 11 décembre 1984)

– « Pour l’amour de Dieu, est-ce qu’ils vont entendre, est-ce que les Blancs vont entendre ce que nous essayons de dire ? S’il vous plaît, la seule chose que nous vous demandons, c’est de reconnaître que nous sommes humains, nous aussi. Quand vous nous écorchez, nous saignons, quand vous nous chatouillez, nous rions. » (Discours demandant des sanctions contre l’Afrique du Sud, janvier 1985)

– « Votre président est un désastre en ce qui concerne les Noirs. Je suis très fâché. L’Occident peut aller au diable. Les syndicats noirs appellent à des sanctions. Plus de 70 % de notre peuple, comme le montrent deux sondages, veulent des sanctions. Mais non, le président Reagan sait mieux que tout le monde. Nous allons souffrir. Il est là, comme le grand chef blanc à l’ancienne, à nous dire que nous, les Noirs, on ne sait pas ce qui est bon pour nous. L’homme blanc sait. » (Entretien à la presse américaine après le refus du président Ronald Reagan d’imposer des sanctions au régime de l’apartheid, juillet 1986)

« Vous êtes le peuple arc-en-ciel »

– « En Afrique du Sud, j’ai souvent demandé lors de réunions publiques auxquelles Noirs et Blancs participaient : « Levez les mains ! » Puis j’ai dit : « Bougez les mains ». Et j’ai encore dit : « Regardez vos mains ». Des couleurs différentes, représentant des gens différents. Vous êtes le peuple arc-en-ciel de Dieu. » (Extrait de son livre « The Rainbow People of God », 1996)

– « Je remercie profondément Dieu d’avoir créé le Dalaï Lama. Pensez-vous sérieusement, comme certains l’ont dit, que Dieu se dit : « D’accord, ce gars, le Dalaï Lama, il n’est pas mal. Quel dommage qu’il ne soit pas chrétien ? » Je ne crois pas que ce soit le cas, parce que, vous savez, Dieu n’est pas chrétien ». (Juin 2006 à Bruxelles)

– « Il s’est transformé en quelque chose d’assez invraisemblable. Une sorte de Frankenstein pour son peuple. » (À propos du président zimbabwéen Robert Mugabe – juin 2008)

– « Un jour à San Francisco, j’étais bien tranquille dans mon coin, une femme fait irruption devant moi. Visiblement émue, elle me salue d’un « Bonjour, archevêque Mandela ! » Deux hommes pour le prix d’un. »

(Conférence – octobre 2008)

– « Notre gouvernement qui me représente – qui me représente, moi ? – a dit qu’il ne soutiendrait pas les Tibétains qui sont brutalement opprimés par les Chinois. Je vous préviens, je vous préviens que nous allons prier comme nous avons prié pour la chute du régime de l’apartheid, nous allons prier pour la chute d’un gouvernement qui ne nous représente pas. » (Conférence de presse après le refus du gouvernement sud-africain d’accorder un visa au Dalaï Lama pour assister aux 80 ans de Tutu, octobre 2011).

– « Je ne vénérerais pas un Dieu homophobe (…) Je refuserais d’aller dans un paradis homophobe. Non, je dirais désolé, je préfère de loin aller de l’autre côté. Je suis aussi impliqué dans cette campagne que je l’étais contre l’apartheid. Pour moi, c’est du même niveau. » (Discours – juillet 2013)

– « Avait-il des faiblesses ? Bien sûr. Et parmi elles, cette loyauté inébranlable envers cette organisation (l’ANC) et certains collègues qui ont fini par le décevoir. Il a gardé dans son gouvernement des ministres incapables, franchement incompétents. Mais je crois qu’il était saint, parce qu’il a puissamment inspiré les autres. » (Au lendemain de la mort de Nelson Mandela, le 6 décembre 2013)

– « Les gens mourants ont le contrôle de leur vie, alors pourquoi devrait-on leur refuser le contrôle de leur mort ? » (Tribune – octobre 2016)




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